LA CHIRURGIE CŒLIOSCOPIQUE

QU’EST-CE LA CHIRURGIE CŒLIOSCOPIQUE ?

Aujourd’hui, la chirurgie cœlioscopique (ou dite aussi laparoscopique) est une technique chirurgicale largement adoptée.  Elle utilise de petites incisions et de longs instruments en forme de fine pince pour effectuer des opérations avec une caméra. Comme les incisions sont beaucoup plus petites que leurs homologues ouvertes, la récupération est plus rapide et la douleur postopératoire est généralement moindre. Des procédures telles que les réparations de hernie, le pontage gastrique, la résection intestinale et l’ablation d’organes sont désormais systématiquement effectuées par laparoscopie.

Les approches cœlioscopique évitent les grandes incisions de la peau et de la paroi abdominale. Ces techniques évitent d’exposer les organes intra-abdominaux à l’air ambiant pendant la chirurgie. Bien que les raisons ne soient pas entièrement comprises, les approches laparoscopiques provoquent moins d’inflammation systémique du corps  et du tissu cicatriciel intestinal postopératoire

Principes de la chirurgie cœlioscopique.

La chirurgie cœlioscopique a complètement remplacé la chirurgie classique ouverte comme technique préférentielle pour  la chirurgie bariatrique. De plus, cette chirurgie peut maintenant être effectuée, dans certains cas en ambulatoire.

De même le traitement de le hernie, de l’ablation de la vésicule biliaire, du reflux gastro-œsophagien, du cancer du colon et de bien d’autres interventions intra-abdominales est désormais effectué à l’aide de techniques mini-invasives cœlioscopiques. Les sutures intestinales sous cœlioscopie offrent aussi l’avantage d’une récupération plus rapide et d’une réalimentation beaucoup plus précoce.

Le rapport risque / bénéfice de la chirurgie minimale cœlioscopique s’améliore continuellement en faveur des bénéfices.

But de la cœlioscopie: minimiser le stress chirugical

  • incisions plus petites.
  • douleurs post-opératoire moins importantes.
  • récupération post-opératoire facilitée.
  • réalimentation précoce.
  • diminution de la durée d’hospitalisation.

Un petit peu d’histoire

Il existe un consensus général parmi les historiens de la médecine selon lequel les premiers cas d’endoscopie sont attribués au médecin arabe Albukasim (936-1013). Sept siècles de plus devaient s’écouler avant tout nouveau développement de l’endoscopie. En 1805, le médecin Phillip Bozzini a utilisé une source lumineuse, un tube et des miroirs pour la réflexion afin d’explorer l’urètre humain. Il a pu voir la vessie et visualiser les calculs et les néoplasies.

Le Dr Georg Kelling de Dresde, en Allemagne, a d’abord utilisé le m^me procédé pour observer les cavités péritonéales de chiens vivants. Par la suite un médecin suédois, Hans Christian Jakobaeus, a été le premier à utiliser un laparoscope sur plusieurs patients humains. Il a examiné différentes pathologies et a décrit des maladies telles que la cirrhose du foie, le cancer métastatique et la péritonite tuberculeuse.

La développement de la cœlioscopie dépendait de l’évolution des sources de lumière qui ne causaient pas de brûlures et des lentilles qui grossissaient et augmentaient le champ de vision. Par exemple, en 1929, l’introduction d’un nouveau système de lentilles permettant une vision oblique (135 °) a contribué à populariser la laparoscopie en Europe. L’avènement de la technique du double trocart à peu près au même moment a donné un coup de fouet supplémentaire à la laparoscopie diagnostique. La méthode a permis aux chirurgiens de visualiser à la fois la cavité abdominale et simultanément de passer des instruments dans les cavités.

Un peu de technique

Les progrès de la photographie, de l’optique, de l’éclairage et de l’accès à la cavité abdominale ont défini le développement de la cœlioscopie moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui. La technique de l’éclairage en fibre de verre dite “lumière froide” introduite par Raoul Palmer en 1952 a amélioré la sécurité en éliminant le risque de brûlures intrapéritonéales et de défauts électriques survenant lors de l’utilisation de sources lumineuses intra-abdominales. La «lumière froide» provenait d’une source lumineuse  intense produite à l’extérieur de la cavité abdominale le long d’un tube en quartz; elle était suffisement intense pour permettre de prendre des photographies L’avènement d’instruments à fibres optiques flexibles peut être attribué à cette évolution. Les années 60 et 70 ont vu les praticiens gynécologiques faire un large usage des techniques cœlioscopiques. L’ingénieur et gynécologue allemand Kurt Semm est reconnu pour avoir contribué au maximum aux développements de la technique chirurgicale mini-invasive interventionnelle. Un dispositif d’insufflation automatique conçu par le Dr Semm en 1977 a permis aux chirurgiens de surveiller à la fois le débit de gaz et la pression intra-abdominale.